Welschnofen – Siebeneich, par Birchabruck, Bozen, Gries, et Moritzing.
Ce matin, Welschnofen (Nova Levante est la désignation italienne. Mais ici, dans le Tyrol du sud, tout le monde parle allemand), s’est réveillé sous une une forte pluie, qui n’a cessé que peu avant mon départ.

Mais pour descendre sur Bozen, il n’y avait que la route et quelques tronçons de pistes cyclables.
Je me suis bientôt retrouver devant un tunnel, de 450 mètres de long.

À défaut d’alternative, je m’y suis engagé. Il était éclairé et doté d’une sorte de petit trottoir. A chaque fois qu’un véhicule entrait, son bruit était brutalement amplifié et résonnait comme un long cri, qui ne s’estompait qu’une fois le véhicule sorti du tunnel.
Une piste cyclable m’a permis d’éviter le tunnel suivant. Mais j’ai fini par la perdre, vraisemblablement au moment où, la voie étant bloquée par des travaux, j’ai dû traverser la cuisine d’un restaurant – j’avais vraiment le sentiment d’être dans un rêve. Les deux cuisiniers m’ont aimablement permis de passer, « pour une fois ».
Mais je me suis ensuite retrouvé sur la route.
Et le prochain tunnel n’a pas tardé, long d’un kilomètre et demi, cette fois, et sans échappatoire. Je ne pouvais faire autrement que de m’y engager, malgré le signal interdisant l’accès aux piétons.
C’est long, un kilomètre et demi dans un tunnel, même lorsqu’il est bien éclairé et doté d’un trottoir (pour rejoindre les issues de secours).
Mais ce n’était pas fini : quelques mètres avant la sortie, le tunnel suivant était annoncé. Juste une petite interruption, qui m’a permis de prendre une photo…

… et c’était reparti pour un kilomètre (l’ancienne route qu’on voit sur la photo est condamnée).
Cette fois, j’ai rencontré un employé des tunnels qui m’a expliqué que l’accès était interdit aux piétons, que le tunnel était surveillé, que la police devrait intervenir. Je lui ai répondu que j’avais perdu mon chemin et que je n’avais pas eu d’autre choix que d’emprunter le tunnel. Il m’a laissé partir.
Encore cinq cents mètres, environ, avant de pouvoir enfin sortir à l’air libre et, finalement, traverser l’Eisack.

Et puis c’était Bolzane. La ville est charmante mais elle grouillait de touristes.
J’avais besoin de calme. J’ai donc continué jusqu’à Siebeneiche, où j’ai trouvé l’hôtel Kuhn.
