Tirano – Poschiavo, par Roncaiola, La Dogana, Viano, Ginetto, Garbella, Cantone, Pagnoncini et Annunziata.
La montée, au-dessus de Tirano, était encore plus rude que celle d’hier. Un chemin, pavé de pierres irrégulières – et parfois glissantes, suite aux précipitations de la nuit – s’élevait sans ménagement, tandis que des gouttes de sueur dégoulinaient de ma barbe.
Au bout d’une bonne heure et demie, l’ascension s’est calmée. Mais des nuages annonçaient une autre sorte de gouttes.

Cela n’a pas manqué. Peu après La Dagona, la pluie s’est mise à tomber.
Sur la route qui descendait de Viano, les rigoles aménagées le long de la chaussée ne suffisaient pas pour évacuer l’eau. Elle s’écoutait sur la route en dessinant de vastes vagues arrondies, que je m’amusais à rattraper.

Après la route, un chemin forestier dans les rochers couverts de mousse, toujours sur fond de pluie et de brouillard.

Par moments, la pluie se faisait moins intense. Mais c’était pour repartir de plus belle. La première fois, on enlève – puis remet – le capuchon de sa pèlerine. A la longue, l’humeur s’enduit d’une sorte de fatalisme… qui disparaît pourtant au séchage, une fois le soleil revenu…

… quelques kilomètres avant Poschiavo, où j’ai choisi de m’arrêter à l’Hotel Suisse, en référence à l’hôtel du même nom que tenaient mes arrières grands-parents à l’autre bout du pays.
