Arnago – Vermiglio, par Magras, Malé, Dimaro, Almazzago, Mezzana, Pellizzano, Fucine et Fraviano.
Il paraît qu’un orage violent a éclaté sur Arnago la nuit dernière. Je n’ai rien remarqué. Il faut dire que j’avais fini la journée dans l’unique bar du village. Tout le monde était là, je crois. Et tout le monde parlait. Et on s’intéressait à mon voyage.
On n’est plus dans le Tyrol à présent. L’allemand ne me sert plus à grand chose. Je me suis efforcé de baragouiner quelque chose qui, la bière aidant, s’approchait, j’espère, un peu de l’italien. Je n’ai de loin pas compris tout ce qui se disait. Et je ne sais pas ce que toutes ces personnes ont compris de mes récits. Mais l’atmosphère était sympathique, le fromage et le saucisson coupés sur la table excellents et la bière désaltérante.
Quand tout le monde est reparti, pour aller souper chacun chez soi, j’étais rassasié et fatigué. Je suis remonté à la Marmotta et me suis endormi rapidement.
Ce matin, le temps était dégagé, parfait pour une nouvelle journée de marche.

De Malé à Fucine, j’ai pu profiter de la piste cyclable et piétonne du Val di Sole. Elle remonte le torrent Noce. Une montée douce, au cours de laquelle chaque vallée montre de nouvelles montagnes.

Moins découpées que dans les Dolomites, les montagnes sont ici plus hautes. La plupart des sommets enneigés qu’on peut voir dépassent les 3500 mètres d’altitude.

Pour les derniers kilomètres, plus de piste cyclable. Juste une route agricole qui monte de manière beaucoup moins douce. Mais on est bientôt arrivé à Vermiglio, où je dormirai à l’Albergo Alpine.
