Treizième journée

Calalzo di Cadore – San Vito di Cadore, par le Rifugio di Pietro Galassi.

Le ciel était couvert, ce matin au moment de quitter Calalzo di Cadore.

Mais la route était coupée en raison du passage du Giro dans la journée. Je n’avais donc pas vraiment le choix. Je suis parti dans la montagne.

Le patron de l’Albergo de Calalzo m’avait en outre assuré que le chemin était plus facile que celui que j’avais envisagé la veille. Il avait raison. Les dix premiers kilomètres suivaient une petite route, d’abord goudronnée, puis en terre. Et les montagnes étaient magnifiques.

Le sentier qui suivait, après le passage devant ces gorges…

…montait, certes, mais sans passages difficiles ou exposés. Sur sa seconde moitié, il était ici où là encombré de neige sur quelques mètres (une vingtaine au maximum) mais la suite du chemin était toujours visible et les nuages restaient à distance.

Après le refuge, qui est encore fermé à cette période de l’année, il s’est mis à pleuvoir. Il fallait encore monter d’une centaine de mètres, avec de la neige. Par rapport à ma vision d’hier, il manquait tout de même le brouillard et le fait de devoir chercher son chemin.

Sur l’autre versant, le chemin traversait, puis descendait un immense pierrier. Il était balisé et bien marqué. Mais les restes de neige et quelques éboulis récents rendaient la trace parfois difficile à suivre. C’est généralement alors que la caillasse devenait moins stable et semblait n’attendre qu’un pied pour se mettre à glisser. Oh, pas de beaucoup. Juste de quoi se faire une petite frayeur et se rappeler de ne pas relâcher l’attention.

Puis le pierrier à fait place aux pistes de skis (en verdure), puis à de petites routes qui m’ont conduit jusqu’à l’Albergo Alemagna où je pourrai me reposer.

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