Huitième journée

Cave del Perdil – Chiusaforte, par Sella Nevea, Piani di Sotto, Saletto et Raccolana.

En quittant Cave del Perdil, ce matin, sous la pluie, j’avais le sentiment de laisser derrière moi un village moribond, qui ne se relèverait sans doute pas de la fermeture de ses mines. Je l’avais perçu exsangue, crispé sur un musée consacré aux mines du siècle dernier et un passé militaire. Il ne me semblait pas avoir conscience, mais peut-être n’était-ce là qu’un effet momentané des nuages et de la pluie, de la beauté des paysages qui l’entourent.

Les photos ne rendent pas compte, à plus forte raison prises à travers une protection contre la pluie, de l’atmosphère quasi féerique créée par les brumes qui remontent lentement, sous la pluie, les pentes abruptes…

…entrecoupées ça et là de cascades vertigineuses.

Tout le long de la vallée de la Racolane, la pluie, la brume et le perpétuel bruit de l’eau, dont on ne sait plus, à la fin, si c’est celui de la pluie ou celui de la rivière.

C’était presque un petit miracle de voir, juste pour midi, une auberge rurale surgir de la forêt détrempée. Un petit local, au Pian Della Sega, où j’étais le seul hôte. La grand-mère m’a présenté ses gnocchis faits maison avant de les cuire. Je les ai dégustés tout en me séchant auprès d’un feu de bois.

L’après-midi, la pluie a continué de tomber, fine, légère, persistante, jusqu’à Chiusaforte, où je passerai la nuit dans l’appartement Dal Nini.

Laisser un commentaire